Pour en finir avec la course aux vacances parfaites

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Pour en finir avec la course aux vacances parfaites

Par Marie-Josée Guérin

Aaaaaaah les vacances! Vous savez, ce moment que nous, adultes, attendons comme des enfants qui attendent le Père Noël?

Je suis sérieuse, c’est ça le pire! Regardez autour de vous. En cette période estivale, c’est la véritable frénésie des vacances parfaites. On souhaite tellement partir la tête tranquille qu’on court partout pour tout finaliser : boulot, ménage, lavage, bagage et tous les autres mots en «age» qui n’ont pour but que d’accentuer les cernes sous nos yeux. Je dis nous, car je n’y fais pas exception. (N’allez pas vérifier sur ma photo dans la section La créatrice, j’ai compris un jour à quoi servait le maquillage et les retouches!)

Mais pourquoi court-on?

Si on y pense bien, on arrive au jour J, épuisés ascendant burn-out. Tout ça pour deux semaines qui passeront trop vite. Tel le salon tristement vide le matin de Noël, on se lèvera le lundi du retour avec la nostalgie au cœur.

Triste topo, je vous l’accorde, mais c’est le constat désolant que j’ai fait ces dernières semaines. Si bien que j’en ai eu assez de courir à droite et à gauche pour que tout soit prêt, tout soit parfait pour que je puisse Re-la-xer (bien articulé et avec un grand R).

Alors je me suis demandé ce qui arriverait si j’arrêtais de courir vers ces vacances qui ne seront jamais parfaites. Avouez que juste se poser la question est mystifiant. Comme si on ouvrait une porte qui, jusque-là, avait été interdite, une porte sur laquelle il est inscrit : moment présent.

Et si on ne prévoyait pas nos vacances pour une fois? Évidemment on peut réserver un voyage ou un chalet dans le Nord, mais si, pour le reste, le calendrier était vierge? Si on s’autorisait de parfaites vacances imparfaites? Si on se laissait guider, non pas par les bulletins météo, mais bien par ce qu’on sent en mettant le nez dehors au petit matin avec une tasse bien chaude à la main?

On pourrait se dire tout est possible, de la journée à la maison à l’escapade de dernière minute!

Vous devinez que c’est ce que j’ai choisi de faire cette année. Bien entendu, il y a des activités que j’aimerais faire et que j’ai soigneusement notées (comme, par exemple, prendre le temps de faire Partir du bon pied – Été 2017). Je me suis même laissé une marge pour l’improvisation. De toute façon, il n’y a rien de pire que de planifier une journée au zoo et que, le matin venu, Mère Nature en ait décidé autrement. En ayant toujours de quoi préparer un petit pique-nique, on s’ouvre soudainement à une infinité de possibilités, stress en moins, c’est garanti!

Savourer et prendre le temps, n’est-ce pas là tout ce qu’il nous faut pour recharger nos batteries?

Et pour garder une trace de ces moments présents accumulés, pourquoi ne pas faire un journal de vacances? Ce peut être une bonne idée avec les enfants. Pas besoin de faire ça compliqué, prenez un cahier que vous avez sous la main. Notez quotidiennement les hauts faits de votre journée, que ce soit une grande aventure ou un petit bonheur, un fou rire ou un moment tendre. Ajoutez des photos si le cœur vous en dit.

Ainsi, le dimanche, juste avant le lundi du retour, vous pourrez feuilleter notre journal imparfaitement rempli de ces petites bulles de perfections qui vous feront sourire. Même la crise d’hormones de Mère Nature apparaîtra soudainement non pas comme une occasion manquée d’aller au zoo, mais comme une opportunité de faire ce qu’il y avait de mieux à faire en cette journée. Au fond, quand on y pense, le moment présent ne peut qu’être parfait, car il n’est pas teinté d’attentes.

Et si c’était ça des vraies vacances?

Qu’avez-vous prévu faire cet été? J’ai hâte de vous lire à ce sujet!

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

5 Commentaires

  1. Claudine 20 juillet 2015 à 7:50 ␣- Répondre

    Tellement vrai…. mes vacances arrivent bientôt. Au programme 3 jours de voyage programmé sur les deux semaines, les autres jours j’ai noté quelques trucs mais pas grave si je ne les fais pas. Je vais y aller avec l’inspiration du jour cette année pis je me sentirai pas coupable si je décide d’écouter ma série préférée en pyjama toute une journée et pourquoi pas même 2…. le but étant de se reposer et de se faire plaisir.

  2. Martine PG 20 juillet 2015 à 9:05 ␣- Répondre

    C’est pas mal toujours mon plan de vacances…sur 2 semaines, 2-3 jours de camping et après j’y vais selon l’envies des enfants et de la météo. Mon but en vacances ? profitez de mes enfants et créer de beaux souvenirs sans l’épuiser. Les enfants veulent se baigner ? go !! feelent journée pyjama ? why not ?? c’est ça le bonheur des vacances :)

  3. caroline 21 juillet 2015 à 12:26 ␣- Répondre

    Merci ma belle pour cette remise en perspective des vacances … Il y a un peu plus d’une semaine … Je tombais en vacances … C’est le cas de le dire, je voulais tellement tout faire que je n’ai pas été satisfaite par moments … Et au final … Mon dimanche fut sous le signe de l’épuisement et de la déception … Moment présent, je me l’écris en note !!!

  4. Rachel l'hirondelle 21 juillet 2015 à 1:53 ␣- Répondre

    Bravo pour ce magnifique texte! C’est vrai pour les vacances et ça devrait être aussi vrai pour tous les jours de l’année ou au moins pour les fins de semaine. Merci Marie-Josée.

  5. Cynthia G. 27 juillet 2015 à 8:41 ␣- Répondre

    TELLEMENT!!! Ça fait présentement une semaine que je suis en vacances et je me sens comme si ca en faisait déjà deux et il m’en reste encore une. Ce que j’ai fait jusqu’à présent? Boire, lire (crime j’ai déjà trois romans de lu), profiter de mon balcon-ville si petit soit-il, cuisiner (chose que j’ai jamais le temps en travaillant; oui on mange mais pas le temps de réellement cuisiner comme je l’aime), et surtout passer du temps avec mes filles.

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