Oser se donner le droit de rêver

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Oser se donner le droit de rêver

Les mille et une excuses bidons pour une vie morose

Dans la vie on parle souvent de prix à payer, d’inflation, de conséquences. Pourtant, le sujet dont je veux vous entretenir aujourd’hui ne coûte pas un sou. Il est même accessible à tous quels que soient nos origines ou notre statut social. Je veux parler du rêve. Vous savez celui qu’on croit trop souvent, à tort, réservé aux enfants ou aux idéalistes? Pourtant il existe en chacun de nous, mais nous donnons-nous réellement le droit de rêver?

Imaginez un jeune enfant d’environ 5 ans. Demandez-lui ce qu’il aimerait faire quand il sera grand. Vous verrez immédiatement son regard s’illuminer. Vous la voyez, cette étincelle de rêve dans ses yeux? Rappelez-vous cette même étincelle jadis dans vos yeux d’enfant… Magique n’est-ce pas?

Pourtant, peu d’adultes se donnent le droit de rêver. Alors qu’on se bouscule pour une vente à 50%, on rejette du revers de la main un buffet à volonté garni de nos rêves les plus fous. Dit de cette façon, avouez que c’est un non-sens.

Je me suis donc demandée ce qui pouvait empêcher nos pensées de construire d’abord l’ébauche, puis le plan détaillé de nos rêves. J’ai finalement fait le constat que l’on n’ose pas se donner le droit de rêver, mais qu’on s’octroie de facto un laissez-passer haute vitesse pour les excuses bidons:

Le temps

« Je n’ai pas le temps! Je travaille, j’ai des rendez-vous, j’aide les enfants avec les devoirs, je m’occupe des tâches ménagères… Le temps de rêver? Jamais de la vie! »

L’âge

« Je n’ai plus 20 ans, j’ai des responsabilités! Si j’avais été plus jeune, je ne dis pas! Rêver, c’est pour les petits enfants. »

L’ombre

« Mon patron a une vision! Tous les jours, je travaille pour atteindre ce but qu’il s’est fixé, qu’il nous a fixé. Dans le fond, je reste dans l’ombre de son rêve. Ça m’évite d’avoir à entretenir les miens. »

Les éteignoirs

« Mon beau-frère m’a dit que c’était impossible! Pourquoi je perdrais mon temps à entretenir quelque chose que je ne pourrai jamais réaliser? »

Les réalistes

« Est-ce que ça se voit un rêve? Non! Alors ça n’existe pas! Pourquoi perdre son temps à rêvasser alors qu’il existe des problèmes dans la vraie vie? Des balivernes tout ça!  »

Le manque de confiance

« Rêver? À quoi bon? Les rêves des autres sont tellement plus grandioses! Le mien ne vaut rien à côté. Il vaut mieux oublier ça. »

Et il y a toutes les combinaisons possibles dont je vous épargne le détail. Nous les avons tous expérimentées un jour ou l’autre. Ce n’est pas pour rien que la vie semble morose.

Pourtant, se permettre de rêver c’est ouvrir la porte vers une infinité de possibilités! C’est coller dans son esprit des images positives qui nous font sourire. C’est s’ouvrir à des nouvelles expériences. C’est aussi une magnifique façon de décrocher. Rêver, c’est le premier pas vers une action qui changera peut-être votre vie. Au final, oser se donner le droit de rêver, c’est se faire du bien. Et si on commençait dès maintenant juste pour voir où ça va nous mener?

Faites-vous partie des rêveurs ou des adeptes des excuses bidons pour une vie morose?

26 septembre, 2016|0 commentaire

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

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