Le GRAND flash

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Le GRAND flash

J’ai un projet. Un beau gros projet. Je veux inspirer les femmes qui ont l’impression de porter le monde sur leurs épaules à la possibilité de reprendre le contrôle de leur vie pour enfin se retrouver et rayonner. Rien de moins!

Ce projet, je le sens jusqu’au fond de mes tripes. Semaine après semaine, je cherche le meilleur sujet, le meilleur angle, les meilleurs mots pour vous faire vibrer à votre tour. J’ai un plaisir fou à partager. Chaque lundi matin, j’attends fébrilement vos réactions, vos partages et je savoure chaque interaction que j’ai avec vous.

Et puis arrive ce jour où les étoiles s’alignent. L’inspiration divine est au rendez-vous et j’écris le texte le plus vu de toute la jeune histoire de Mots en bulle. Je jubile de bonheur de vous voir le partager. Ma mission prend alors tout son sens et la gratitude que je ressens ne semble pas avoir de limite. Bref, tout va très bien.

Ça, c’est la pointe de l’iceberg. Sous la surface s’entame déjà la réflexion sur le contenu de l’article suivant. Lundi passe, mardi aussi, puis arrive mercredi, jour de rédaction et c’est le vide total! Pas parce que je n’ai pas d’idée, mais parce que je n’ai pas l’Idée avec un grand I, j’attends ni plus ni moins que le GRAND flash!

Voilà je l’ai dit! Je ne me sentais tout simplement pas à la hauteur du barème que j’avais moi-même établi. Il faut le faire! J’avoue m’être torturée un peu avec ça, peut-être même que je l’ai fait de façon cruellement volontaire. Après tout, c’était tellement plus facile d’être figée que de me secouer et d’avancer.

Rassurez-moi, je ne suis certainement pas la seule créature étrange à choisir l’immobilisme malgré le tourment déchirant qui peut en découler, n’est-ce pas? Ok, dit comme ça, j’avoue que ce n’est pas super vendeur. Si je dis procrastiner, ça vous va?

Or, le gros problème avec la procrastination, c’est qu’elle nous fait croire que ça prend l’idée du siècle, le GRAND flash, pour passer à l’action. Elle peut aussi nous faire croire qu’il faut attendre LE bon moment qui, soit dit en passant, n’arrivera jamais.

Comment alors peut-on s’en sortir quand aucune connexion ne semble disponible pour faire émerger la moindre idée entre nos deux oreilles? Ce qu’il faut réaliser c’est que la solution ne se trouve pas seulement dans notre tête. C’est certes à ce niveau que se trouvent nos peurs et nos doutes qui nous font repousser l’échéance. Par contre, il existe un endroit où la vérité se cache: notre coeur. C’est entre notre tête et notre coeur qu’il faut rétablir la connexion pour qu’enfin se produise l’étincelle qui nous fera mettre un pied en avant.

C’est à ce moment précis de ma réflexion que j’ai eu, non pas l’idée pour mon article, mais bien celle d’utiliser l’écriture comme outil de connexion. Plutôt que d’avoir une intention gérée par mon cerveau, j’ai simplement laissé couler les mots comme ils venaient sans essayer de les retenir ou de les articuler de façon cohérente. Je me suis ainsi ancrée dans le moment présent, lieu de prédilection pour recevoir les messages de notre coeur. J’ai donc écrit, écrit, écrit comme si ma vie en dépendait ce qui n’était pas faux vu l’intérêt exponentiel que je porte à la communauté de Mots en bulle.

J’ai donc compris que je devais m’ouvrir à vous plutôt que d’attendre de GRAND flash. Car c’est par l’exemple de mon imparfaite authenticité que je pourrai vous inspirer à la possibilité de reprendre le contrôle de votre vie pour que vous puissiez enfin vous retrouver et rayonner… et tout ça un mot à la fois!

19 octobre, 2015|3 Comments

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

3 Commentaires

  1. Rachel l'hirondelle 19 octobre 2015 à 10:34 ␣- Répondre

    Merci beaucoup Marie-Josée de mettre en mots mes sentiments et mon imperfection. J’avoue que ces derniers temps la procrastination m’est devenue très familière, trop familière. Je vais essayer de faire comme toi et ne plus attendre le moment idéal pour faire avancer ma vie. Après tout le plus long voyage commence par un petit pas…il faut juste avoir le courage de le faire. Merci encore.

    Rachel l’hirondelle

    • Marie-Josée 19 octobre 2015 à 10:43 ␣- Répondre

      Merci Rachel! Je savais que je n’étais pas la seule à vivre avec la procrastination ;)

  2. Gisele 22 octobre 2015 à 6:39 ␣- Répondre

    Moi aussi je me sans normale. Je ne procrastine pas au niveau de l’écriture , mais dans d’autres domaines de ma vie. Mais la me sens moins seule !

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