Choisir d’être zen

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Choisir d’être zen

Par Marie-Josée Guérin

Vous savez ce que je réalise depuis quelques temps? C’est qu’on a le pouvoir de choisir notre état d’esprit face aux contrariétés du quotidien qui nous pourrissent la vie. Là, je vous entends me demander de quelle sorte de magie vaudou je parle. Il n’en est rien, croyez-moi.

Commençons avec un exemple: Vous arrivez sur votre lieu de travail par un beau matin et votre collègue vous fait une remarque bête. Évidemment, vous vous sentez attaqué et vous vous demandez de quel droit il se permet de vous apostropher de la sorte.

PAUSE!

À ce moment précis, vous avez à faire un choix, ce qui implique que vous avez le contrôle. Vous pouvez:

A) Ressasser cet événement désagréable dans votre tête, le raconter à tous vos autres collègues, appeler votre mère pour vous en plaindre et, surtout, envoyer des textos en série à tous vos amis pour leur raconter votre mésaventure.

B) Décider que ce collègue n’aura pas ce pouvoir sur vous. Peut-être s’est-il levé du mauvais pied, peut-être a-t-il appris un mauvaise nouvelle la veille, peut-être se sent-il malade qui sait? Rendu à ce point, ce n’est pas parce qu’il a un mauvais début de journée qu’il faut que vous le laissiez empoisonner la vôtre.

Si j’écris ceci aujourd’hui c’est parce que j’ai moi-même tendance à tendre trop souvent vers l’option A. Pas besoin d ‘avoir un collègue grincheux, un simple bogue informatique peut nous gâcher l’existence n’est-ce pas?

Or, j’ai découvert que si nous décidons fermement de rester zen, nous trouverons le moyen de nous recentrer. Encore une fois, j’ai une petite recette dans ma poche pour vous aider à tendre le plus possible vers l’option B.

Étape 1

Idéalement, vous devriez avoir préalablement choisi votre état d’esprit. Vous pouvez même (et je vous encourage fortement) le noter sur un post-it pour le garder bien en vue. C’est fou comme un petit « Je reste zen » ou « Je fais le choix de rester zen » peut nous ramener rapidement en cas de crise.

Étape 2

Pour vous faciliter encore plus les choses, je vous suggère de vous fixer un objectif. Personnellement, j’aime bien viser d’arriver au week-end dans un bon état d’esprit. Les semaines sont assez remplies et folles que je mérite d’être à mon meilleur pour passer du temps de qualité avec mes amis et ma famille.

Étape 3

Lorsque l’événement contrariant survient, commencez comment vous vous sentez: Frustré? Agressé? Fâché? Stressé? Cette émotion est là et l’idée n’est pas de la piétiner car, inévitablement, elle refera surface. En contrepartie, la ruminer pour le reste de la journée (comme dans l’option A) ne vous avancera à rien donc prenez le temps de bien l’identifier.

Étape 4

Ensuite, demandez-vous en quoi cet événement est en droit de définir le reste de votre journée ou pire, de votre semaine! Regardez votre post-it et rappelez-vous le but que vous vous êtes fixé. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle? En fait, tout part de votre détermination de tendre le plus possible vers cet état d’esprit qui vous fait du bien. L’événement négatif n’a que le pouvoir que vous lui donner. Plus vous nourrirez le négatif, plus vous vous enfoncerez du côté obscure de la force.

Étape 5

Finalement, respirez un grand coup. Vous pouvez même écrire pour sortir le trop plein au besoin. Vous devinerez que c’est l’option que je privilégie le plus possible, mais dépendant des situations, tous les trucs vous permettant de revenir au calme sont bons. Une fois que vous aurez retrouvé votre zénitude, il vous sera plus facile de trouver une solution ou un compromis qui vous permettra de rester dans une énergie positive.

Passage à l’action

Je vous invite à faire le test cette semaine. Testez vraiment les 2 options pour voir la différence. Vous serez ainsi mieux outillé pour faire votre choix.

En terminant, j’admets que j’ai écrit mon article en présumant que, tout comme moi, vous préféreriez l’option B. Toutefois l’option A sera toujours à votre disposition et, le plus merveilleux, c’est que le processus est réversible! Donc, après avoir tout raconté à votre mère et cousu une poupée vaudou à l’effigie de votre collègue, vous pourrez toujours jeter un coup d’oeil à votre post-it et choisir de quitter A pour revenir vers B comme dans bien-être, votre bien-être.

Bonne semaine!

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

3 Commentaires

  1. Claudine 13 juillet 2015 à 8:44 ␣- Répondre

    Tellement vrai que l’option A est facile mais j’ai remarqué qu’avec le temps même si on utilise l’option A on reste morose beaucoup, beaucoup trop longtemps et on passe à coté des belles choses. Avec ce genre de collègue j’ai développé une technique que j’appelle gentiment…. le mur. En gros, je crée un mur entre elle et moi. Je ne la vois pas, je ne l’entends pas….. pis je me dis que cette personne n’en vaut pas la peine.

    Bon parfois le côté obscur de la force l’emporte et comme je suis un taureau, je lui réponds immédiatement une belle bêtise. J’ai la réponse assez cinglante. Ce qui prouve que j’ai encore à travaille ma zénitude lollll.

    Très beau billet, cette semaine je me donne comme objectif de rester zen toute la semaine.

  2. Genevieve 19 juillet 2015 à 8:55 ␣- Répondre

    Beau billet!!! Tellement vrai ce que tu as écrit! Rester zen et ne pas prendre certaines remarques ou situations de façon personnelles est parfois un gros travail sur soi. Je t’avoue que de mon côté, j’ai tendance à me taire et avoir l’air bête pendant un certain temps. L’écrire m’aiderait sûrement à évacuer plus rapidement cette frustration… Je vais essayer ça les prochaines fois!

    Hâte de te relire!

  3. Diane Tremblay 27 juillet 2015 à 9:08 ␣- Répondre

    Bravo Marie-Josée. Tu es très généreuse de nous partager tes trucs sur le zen.La frustation des autres pour ma part,j’ai tendance a me dire que ça ne m’appartient pas.Souvent ça marche.Je finis par passer une superbe de journée, J’ai hâte de te relire.

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