Chère débordée 2

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Chère débordée 2

Ça fait un moment qu’on ne s’est parlé, n’est-ce pas? Ça fait quoi… un an? Et, je sais, tu n’as toujours pas plus le temps de me lire. Tu cours à droite et à gauche et, même en ce moment, je t’agace en pointant du doigt ce que tu sais trop bien.

L’an passé, je t’ai fait réfléchir, tu as peut-être même fait des changements. Mais chassez le naturel, il revient au galop et ça, c’est dur à admettre. Et si t’es rendue à ce point, je crois que ça vaut amplement la peine que tu prennes quelques minutes pour me lire.

Si ce n’est déjà fait, prends le temps d’aller te faire un café ou un thé. Les bonnes habitudes ne changent pas et, tant qu’à prendre un moment pour toi, autant en prendre un vrai de vrai.

Bon t’es bien installée? Respire, la terre va continuer de tourner même si tu prends un peu de temps pour toi. Dis-moi, comment vas-tu ? Si tu lis ceci, je me dis pas si tant bien. T’es débordée, signe que la coupe est trop pleine ou sur le point de l’être. Pas trop réjouissant d’être autant dans le jus et de ne plus savoir où donner de la tête, je te comprends trop bien.

Je sais, ça fait mal de penser qu’en un an, rien ne s’est vraiment amélioré. T’as beau essayer, la première chose que tu zappes dans l’urgence… c’est toi! Il faut dire que, dans l’océan de tes responsabilités, ce n’est pas étonnant.  Tu t’acharnes à cocher des items sur ta to do list qui augmente au rythme des crochets que tu y apposes.  Pas étonnant que tu aies l’impression de ne jamais en voir le bout.

Mais, à qui appartiennent ces soi-disant «urgences»? Laisse-moi deviner… ton conjoint, tes enfants, ton travail, ta meilleure amie, tes parents… Je chauffe ou je brûle? Ne me dis pas que tu ne l’avais pas réalisé! On en a parlé l’an dernier!

Mais, loin de moi l’idée de t’accabler plus que tu l’es. C’est ok, tu n’es pas seule à en prendre trop sur tes épaules. Tu n’es surtout pas la seule qui, malgré une tonne de bonne volonté, finit par revenir dans ses vieilles pantoufles de gestionnaire du mode urgence.

L’an passé, nous avions fait une prise de conscience. Nous avions même établi que de se poser la question « est-ce si important? », pouvait aider à prendre une micro seconde de recul pour évaluer le véritable degré d’urgence d’une demande en cours. Nous avions même parlé de reporter à plus tard ou même de déléguer.

Cette année, nous allons aller plus loin. Je veux que tu penses à te mettre à l’horaire et à respecter ces espaces de rendez-vous avec toi-même au même titre que tu honores le rendez-vous chez le pédiatre de tes enfants ou le changement de pneus au garage. Ça semble drôle dit comme ça, mais rien de mieux que de telles comparaisons pour prendre conscience qu’il est plus que temps de rétablir l’équilibre pour le bien de tous, le tien en premier.

Pour y parvenir, ça prend un agenda, car les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Crois-moi, c’est plus difficile de se poser un lapin quand c’est écrit noir sur blanc. Là, attention pour ne pas partir en peur! Commence par trouver un moment dans ta semaine. Ce peut être cinq minutes comme une heure, l’important c’est que ce moment soit sacré : tu as rendez-vous avec toi-même, la personne la plus importante de ta vie.

Peu à peu, tu verras, la culpabilité fera place au plaisir tant et si bien que, même si tu cours à droite et à gauche le reste de la semaine, tu verras ce petit rendez-vous hebdomadaire comme une bénédiction, un baume sur ton horaire débordant d’urgences toutes plus urgentes les unes que les autres.

Ne te méprends pas, toutefois. Ce petit truc, n’est qu’un minuscule exemple de ce que tu peux mettre en place pour avoir un horaire satisfaisant. Et encore, si tu ne tiens pas ton engagement, nous nous retrouverons certainement dans le même bateau l’an prochain. Pour moi, ça ne change rien, mais j’ai à cœur que tu déposes une réelle intention de te faire une place dans ton horaire.

Ainsi, si tu sens que tu pourrais avoir besoin de soutien dans ta démarche, j’ai peut-être une solution pour toi. Que dirais-tu de te mettre à l’horaire le temps d’une journée pour apprendre à planifier l’année qui vient sans t’oublier au passage? Je serai là avec mon amie Tania Boucher pour t’accompagner dans ce cheminement.

Pour découvrir en quoi consiste cette journée, je t’invite à cliquer sur le lien suivant : Planifier 2017 sans s’oublier au passage.

Qui sait, peut-être que cette journée sera le point tournant qui fera en sorte que tu ne te sentiras plus interpellée lorsque j’écrirai «Chère débordée».

17 octobre, 2016|Tags: |0 commentaire

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

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