10 choses que j’ai apprises depuis que j’ai osé me lancer dans le vide

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10 choses que j’ai apprises depuis que j’ai osé me lancer dans le vide

Par Marie-Josée Guérin

Rétrospective de 2 années à vouloir changer le monde

« J’avais ce projet qui était sur le point d’aboutir. Une bulle, rien qu’une bulle, mais pas n’importe laquelle… MA bulle allait être révélée au grand jour. Entre deux détails à fignoler, il y avait moi, ma bulle et ma plume. Je cherchais comment commencer. J’écrivais, j’effaçais de peur de me compromettre. Il y a un an, je m’apprêtais à me lancer dans le vide ! »

C’était il y a déjà 2 ans…

Quand j’y pense, c’est si peu et en même temps, j’ai l’impression que ça fait une éternité. Mais qu’est-ce que le temps, quand on a pour mission de changer le monde ? Alors que je m’apprête à souffler deux bougies sur le gâteau de Mots en bulle, j’ai envie de partager avec vous 10 choses que j’ai apprises depuis que j’ai osé me lancer dans le vide et qui forment la base de Partir du bon pied.

1- La gratitude est la base de tout

J’ai vraiment pris conscience de la puissance de la gratitude. Qu’elle soit ritualisée par écrit ou simplement exprimée oralement, elle me permet de changer une journée grise en une journée ensoleillée en un claquement de doigts. Elle fait partie de mes enseignements en étant à la base de Partir du bon pied. J’y reviens donc constamment pour me reconnecter au moment présent et me sentir en cohérence avec ce que je prône.

2- On a toujours le choix

Je fais toujours sourciller les gens lorsque je dis qu’on a toujours le choix. Il faut dire que j’ai aussi sourcillé la première fois. Toutefois, avec le temps et la responsabilisation que je mets de l’avant dans mon mode de vie, j’ai dû admettre qu’il ne pouvait en être autrement. Je ne contrôle pas toujours les événements, mais en reconnaissant que j’ai le choix, je reprends du pouvoir sur ma vie en étant consciente que ma réaction m’appartient.

3- Les rêves sont plus accessibles qu’on ne le croit

Je me suis longuement questionnée sur les rêves. En deux ans, j’ai écrit une tonne d’articles sur le sujet pour réaliser que ce n’est qu’un mot auquel on accorde une aura quasi magique. En le remplaçant par objectif, but ou projet, il devient soudainement plus accessible. Pourquoi alors se limiter ? Les rêves sont là pour être concrétisés, qu’importe le nom qu’on leur donne. Depuis cette prise de conscience, j’invite les gens à utiliser le terme qui les rend plus à l’aise pour passer à l’action.

4- On peut toujours prendre le temps

Adepte du « je n’ai pas le temps », j’ai vitre compris à quel point je me limitais. En répétant ces mots, je me rendais disponible pour les urgences des autres. Je ne tenais alors pas compte de ce qui était important pour moi. J’ai donc fait le choix de bannir, le plus possible, cette expression de mon vocabulaire afin de « prendre le temps » pour ce qui compte à mes yeux. Un apprentissage riche qui me permet de prendre des décisions quotidiennement en étant pleinement consciente du pouvoir des mots que j’utilise.

5- Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin

Inconsciemment, j’y ai toujours cru. C’est pour cette raison que j’ai créé Mots en bulle sous forme de communauté. Toutefois, cet apprentissage a vraiment pris tout son sens lorsque j’ai ouvert la porte du blogue à une équipe d’incroyables collaborateurs. À cet instant précis, j’ai compris que changer le monde part de soi, mais qu’en étant plusieurs à alimenter cette mission, tout devenait alors plus grand et concret.

6- Il est important de prendre du recul pour mieux avancer

J’ai longtemps eu l’impression que je devais foncer sans regarder derrière pour atteindre mes objectifs. Or, plus j’écrivais pour Mots en bulle, plus j’ai compris à quel point le fait de ralentir était une partie intégrante de la réussite. Le principe est simple, ralentir donne accès à des angles d’approches jusqu’alors inaccessibles. Inutile de vous dire que je prends un grand soin de ralentir pour m’assurer d’atteindre mes objectifs. C’est d’ailleurs le concept de base de Partir du bon pied.

7- Le doute et la peur font partie du processus

Voir la peur et le doute comme des amis du processus de réalisation de soi est probablement l’apprentissage le plus difficile que j’ai eu à faire. En fait, ce que j’ai compris, c’est que la peur et le doute sont des signaux du cerveau pour nous signifier un danger potentiel. Or, comme celui-ci ne fait pas la différence entre danger et changer, il ne prend pas de risque. Ainsi, accueillir la peur et le doute pour tenter de comprendre leur message plutôt que de les combattre me permet de conserver de l’énergie pour atteindre mes objectifs.

8- En pensant à soi, on prend aussi soin des autres

Comme plusieurs, j’ai entretenu le mythe qu’il fallait donner sans compter. Je croyais dur comme fer que penser à moi était synonyme d’égoïsme. En créant le mode de vie qu’est Partir du bon pied, je me suis d’abord débarrassé de cette croyance limitante pour, peu à peu, comprendre que le bonheur des gens que j’aime était étroitement relié à mon propre bonheur. Prendre plaisir à donner et prendre du temps pour moi sans culpabilité cohabitent maintenant en équilibre dans ma vie.

9- Le verbe falloir ne devrait pas exister

Plus j’accompagne des gens à reprendre du pouvoir sur leur vie grâce aux mots qu’ils utilisent, plus je crois fermement que le verbe falloir ne devrait pas exister. Le nombre de fois qu’on utilise le verbe falloir dans une journée n’est que le reflet de la pression inutile qu’on s’impose. Moi, la première, j’ai abusé amplement de ce verbe et j’ai vite appris qu’il pouvait être très dommageable de le surutiliser. Une fois, ça passe, rendue à trois, je lève le drapeau rouge pour corriger le tir.

10- L’intuition est un super pouvoir trop souvent mis de côté

Contrairement à la raison qui se base sur des faits, l’intuition n’est pas une pensée, mais bien un ressenti. Son niveau de subtilité dépend de l’importance qu’on lui accorde. À force de tenter de la faire taire, j’ai fini par comprendre que, telle une boussole, elle indiquait toujours vers ce qu’elle juge être le meilleur choix pour moi. Apprendre à lui faire confiance m’a définitivement donné accès à un potentiel que j’ignorais en moi, un peu comme un super pouvoir.

Il y a déjà 2 ans, je n’avais qu’une idée en tête : changer le monde. En prenant le temps de regarder derrière, je réalise à quel point j’ai cheminé. J’ai apprivoisé mes peurs et mes doutes sur le chemin de mes rêves. J’ai choisi de suivre mon intuition en prenant le pari d’oser me lancer dans le vide. C’est donc le cœur rempli de gratitude que je me lève chaque matin pour partir du bon pied, sachant fort bien que je ne suis pas seule dans ma mission. Nous sommes légion à vouloir changer le monde et maintenant quelques milliers à vouloir le faire3… un mot à la fois !

Merci de tout mon cœur et bon 2 ans à Mots en bulle !

Et vous, quel est le plus grand apprentissage que vous ayez fait au cours des deux dernières années?

À propos de l’auteur:

Marie-Josée est accompagnante en écriture créative et percutante. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle a été l’amie des mots, s’intéressant tant à leur douce musique qu’à leur sens. Ses nombreuses années d’expérience en tant que rédactrice-réviseure lui ont ensuite permis de mieux saisir les liens qui unissent les gens à leur langage écrit ainsi que la réalité de l’entrepreneuriat.

2 Commentaires

  1. Genevieve Tremblay 2 juillet 2017 à 11:24 ␣- Répondre

    Bravo Marie-Josée! Beau bilan plein de sagesse! Longue vie à Mots en bulle ;-)

    • Marie-Josée Guérin 23 juillet 2017 à 9:56 ␣- Répondre

      Merci beaucoup!

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